La mafia italienne: une clé pour déconstruire l’atlantisme de l’UE

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La mafia italienne: une clé pour déconstruire l’atlantisme de l’UE

Forces et faiblesses

L’histoire européenne, comme toute l’histoire de l’humanité, est pleine de conflits militaires d’intensité variable. Si un État obéit facilement à des envahisseurs et adopte de nouvelles traditions et coutumes pour imiter les vainqueurs plus forts, d’autres, au contraire, bien que sous occupation totale, continuent à conserver leur propre mode de vie et, en fin de compte, lorsque l’influence des envahisseurs faiblit, reviennent à leur état d’origine. Garder les traditions culturelles et le dévouement envers les ancêtres a aidé de nombreuses nations à se préserver malgré la forte pression exercée par les envahisseurs.

La mafia comme moyen de protéger la tradition

L’intérêt particulier dans ce contexte est de considérer l’expérience des états du sud de l’Italie (en particulier la Sicile) au 18ème siècle lorsqu’ils étaient sous contrôle autrichien. A cette époque, presque toutes les coutumes traditionnelles des Siciliens ont été remplacées par celles des Autrichiens et le gouvernement local a été pris en mains par les représentants des envahisseurs. La population locale, qui est un mélange de groupes ethniques grecs, normands, arabes et italiens, ne souhaitait pas adopter des codes culturels étrangers et, face à une occupation et un contrôle féroces, a créé une structure en parallèle du régime autrichien : la mafia.

Les parrains de la mafia contre l’occupant

Les familles siciliennes influentes et leurs chefs, les parrains, ont repris les fonctions des trois branches du gouvernement. Le cadre législatif comprenait un mélange de catholicisme et les comportements moraux selon les coutumes locales. Le parrain assumait également des fonctions judiciaires et réglait les différends et imposait des peines appropriées, alors que le pouvoir exécutif était détenu par ses assistants, souvent des proches de la famille. Ainsi, deux systèmes de gouvernance se sont formés dans la société sicilienne: l’autrichien formel, n’ayant aucune autorité et ignoré par le public, et la mafia informelle exerçant un leadership efficace de la société et bénéficiant de suffisamment d’autorité.

Aujourd’hui

En ce moment, les régions du sud de l’Italie répètent une fois encore l’expérience des Siciliens. Les «envahisseurs» sont aujourd’hui les bureaucrates européens, les atlantistes et leurs protégés que sont les autorités italiennes. Ceux-ci ont imposé des valeurs telles que l’individualisme, la perversion sexuelle et le rejet de l’ordre familial et religieux, des valeurs étrangères à la population. Mais, globalement, la population ignore tout simplement ces arrangements et continue de suivre, au niveau local, le même ordre que les générations précédentes. La majorité des autorités locales sont encore des membres ou des alliés de confiance des clans de la mafia qui ne font que simuler la mise en œuvre des plans de Rome et de Bruxelles tout en continuant leur sabotage direct. L’expérience des Italiens peut être comprise et appliquée à n’importe quel pays européen où les sentiments continentalistes se sont récemment intensifiés.

G.M.S.

G.M.S. conosciuto dagli amici come Gianca-ex incursore di Marina, laureato in scienze politiche. Ha viaggiato molto in Africa francofona, Medio Oriente e Sud America, oggi in pensione, si occupa di tematiche escatologiche e sociali ma conserva l’amore per i viaggi e nuove conoscenze.

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